L’idée de ce livre, conçu sur proposition de la compagnie Labyrinthes, est de confronter l’écrivain à ses choix d’écriture lorsque le destinataire du texte n’est pas anonyme.
En quoi cette contrainte peut-elle perturber l’écriture et être source de créativité ? Ecrire un monologue pour un acteur, une actrice, est-ce écrire pour, écrire sur, écrire
avec ?
Va-t-on vers ce que l’on pense que l’acteur peut faire, l’emmène-t-on vers ailleurs ?
Quel matériau au départ ?
L’acteur, sa voix, son corps, sa langue ?
A qui le texte s’adresse-t-il, à l’acteur ? au spectateur ?
Ce volume, à travers textes de théâtre et réflexions, tente de donner quelques réponses.
Ce monologue a été écrit pour la comédienne Alexia Balandjian. Il est publié dans un ouvrage collectif, Monologues pour et autres textes de Emmanuel Darley, Laurent Gaudé, Michaël Glück, Gilles Granouillet, Daniel Lemahieu et Pierre Astrié, Marion Aubert, Noëlle Renaude, Alex Selmane. Deux autres monologues de Laurent Gaudé sont publiés dans cet ouvrage: Tuveux pas? et Le Jour ne se serait jamais plus levé.