Jean-François Matignon connaît bien l’oeuvre de Gabily qu’il a croisé très tôt et dont il a monté Lalla (ou la Terreur) en 1998. À son habitude, il a choisi de nous convier à une plongée dans la part la plus intime peut-être de cette écriture du monde, de cette langue si intensément théâtrale et tellement inouïe qu’elle semble s’adresser à nous comme depuis un certain au-delà de la représentation : comme si, en s’approchant au plus près du coeur battant de notre époque pour en ausculter l’humanité enfouie, palpitante, on s’en trouvait soudain écarté, abstrait, comme à distance de regard, comme derrière une loupe, théâtrale, poétique, d’une précision émotive bouleversante.
Avec des extraits de Cadavres si on veut et Corps du délit (non publiés.) Les œuvres de Didier-Georges Gabily sont publiées chez Actes-Sud.