L’horreur, c’est lorsque le poison invisible tue les mots et inverse leur sens. Car les mots, les plus beaux mots, on ne les a pas vus soudain disparaître comme les feuilles à l’automne. Non, au contraire, l’un après l’autre, on les a sourdement massacrés, mais en leur laissant un semblant de vie, cadavres prêts à servir d’habits neufs à l’horreur. Tyrannie, tu m’étouffes encore plus quand tu te nommes bourgeon.