Une trentaine de personnages sont largués dans la nature. Ils font le deuil de ce qu’on appelle les années 80. Ici on n’est pas dans La ronde de Schnitzler. Ici B soupçonne l’existence de Z, Z est amoureuse de X et W rencontre Y. Et tout se passe sous la voûte des étoiles. Des planètes, des météores s’éparpillent, identiques aux hommes et aux femmes qui se recherchent, d’une culture à l’autre, d’un pays à l’autre. Des princesses – juive, chrétienne, islamique, confucéenne, capitaliste – on ne retiendra que le plaisir à faire suer ce pauvre monde et à se faire suer elles-mêmes. Celui ou celle qui a pris parti pour le père périra par le père. Le père est un leurre. Pourtant l’humanité entière se fait chier à cause du père. Les princesses font obstacle à toute vie. Mes personnages essayent d’y échapper. Quelques-uns réussissent. D’autres échouent. Des destinées se tissent en pure perte. Mais n’est-ce pas l’amour la perte la plus grande à laquelle on puisse prétendre ? Armando Llamas
Parcours d'auteur - 20 ans avec Théâtre Ouvert vol. 1 Collection Enjeux