« Souillure de la bouche
Son nom, crachat sur la terre natale.
Un nom qu’il crut avoir
Sans nom, l’enfant sans nom
N’aurait jamais du exister.
Simple parenthèse,
Du début à la fin
Nous naissons déjà accablés
De tout ce qu’on nous fait porter
Nous naissons, déjà accablés
De ce que nous n’avons pas choisi
Et nous inscrivons dans la chaîne
Des générations condamnées
A répéter ce qui nous échappe toujours.
Qui peut échapper à son sort
Et bondir hors du cercle des générations
Et naître sans ce qui depuis toujours
Est à porter malgré nous ? »\nEugène Durif, « L’enfant sans nom »