Ariel Chipman, d’après sa femme, a perdu la tête. Lui qui était un grand spécialiste de Spinoza « ne peut plus le saquer ». C’est ce que Nadine Chipman raconte à leur
ami, Serge Othon Weil.
Chacun des quatre personnages, tour à tour, confesse certaines obsessions ou anecdotes à l’un des trois autres, qui se contente de l’écouter, sans lui répondre. Peu à peu, dans ces
duos successifs, un paysage fragmentaire et drolatique se dessine où chacun se dévoile avec gravité mais aussi frivolité.