Repasser le début de mon film. Pas une fois, mais dix fois : « Un homme dans le désert, avec les pieds dans le sable. A droite des montagnes, à gauche les dunes. Et lui
seulement avec du sucre dans la poche et un ventilateur à la main. Il attend… On ne sait pas pourquoi. Rien ne bouge. Ni son corps, ni le ventilateur. Seulement les nuages et ses
idées. Et on regarde son visage. Il ne dit rien. On a juste l'impression qu'il veut dire quelque chose là-bas dans le désert ».
Et le vent viendra - pour ouvrir ma tête avec le son d’une mobylette et les mots des gens que j’essaie d’aimer. « Que le vent vienne. Et souffle le sable sur moi »