La nuit, dans la bibliothèque fermée, les livres se promènent : ils parlent entre eux, de ce qu’il sont, du monde extérieur où ils ne peuvent aller, de leurs lecteurs, de leur avenir. La pièce repose sur une conviction fantomatique absolue, comme si un contrat était passé entre les spectateurs installés aux places des lecteurs et les livres-fantômes qui viennent et repartent, incarnés par quatre acteurs allant et venant à travers les travées. Le spectacle oscille constamment entre méditation et fantasmagorie, entre gravité et légèreté.