Violent et poétique, Mishelle di Sant’Oliva est un équilibre parfait de silences et de voix, peu de mouvements en scène mais symboliques et forts. Deux hommes abandonnés par la même
femme française, première danseuse à Paris, épouse du premier, mère du second. Ce fils tente de se rapprocher de son père qui s’éloigne toujours, ne voudra rien voir, ni savoir.
C’est un jeu infantile et cruel qui pousse le fils à se travestir pour incarner cette mère absente. Comme elle, il se fait appeler Mishelle et se promène la nuit comme un animal aux
abois. Une manière d’exorciser sa douleur, l’amour paternel refusé et l’impuissance.