« Je vais quand même pas mourir » dit Rokhaya dans son adresse à Ibou, son mari parti en Europe chercher de quoi la sauver. Dans une nuit épaisse, où les lumières d'une ville d'Europe, malgré la puissance des néons et leur quantité, ne parviennent pas à donner ne serait-ce qu'un peu de lumière de l'autre côté. Trop de déserts, de villes brûlantes, de mers et d'océans entre ce côté-ci et l'autre côté. Là bas où un transistor grésille près d'une femme seule, qui chante comme on lance à la mer une balise de détresse, elle chante et dans la nuit c'est la voix de son mari qu'elle espère pour escorter son chant. Ce qui suit s’apparente à un de ces duos d’opéra où les voix se mêlent avec poésie...
Précédé de Sâlat Al-Janâza et suivi de Faxxman